56 Une intense activité de recherche a lieu au sein de l’Université de Liège. Certains étudiants et étudiantes font également le choix, à l’issue de leur master, de se lancer dans la recherche via un doctorat, 3e cycle d’études permettant de se former au métier de chercheur. Pour mieux comprendre notre monde, décoder notre société, relever collectivement nos défis. Tour d’horizon de quelques recherches menées actuellement en Faculté de Médecine. ADN, PROTÉINES ET GIGAOCTETS La recherche scrute l’infiniment petit dans le but d’identifier les briques qui composent notre corps. Gènes, protéines : tout est répertorié. Cette masse colossale d’informations, une fois traitées par ordinateur, permet de mieux comprendre comment se développent certaines maladies. On peut ainsi détecter des mutations de l’ADN ou certaines molécules spécifiques à tel ou tel cancer. Les ordinateurs peuvent aussi, dans certains cas, participer aux recherches. En simulant un cœur, par exemple, il est possible de mieux anticiper l’effet qu’auront sur lui certains médicaments. Notre corps génère lui-même quantités de données qui peuvent être confiées à une intelligence artificielle capable d’évaluer en permanence notre état de santé. Dans le cas des patients atteints de maladies chroniques, le travail de la machine, supervisée par un médecin, diminue leurs déplacements à l’hôpital. Enfin, il y a les molécules que l’on fabrique directement en laboratoire. La recherche en pharmacie développe sans cesse de nouvelles substances avec le but de les transformer un jour en médicament. Pour cela, il faut étudier la façon dont le corps va y réagir, et pas uniquement l’organe à soigner ! Certains chercheurs s’affairent à cibler spécifiquement les cellules malades en épargnant les cellules saines. CELLULES ET ORGANES Les cellules souches font l’objet de nombreuses recherches : capables de se transformer en cellule de muscle, de foie ou encore en neurones, elles sont très utilisées en laboratoire comme support afin de décrypter les rouages des maladies. Mais étudier les cellules seules ne suffit pas ; il faut prendre en compte l’organe ou le système dans son ensemble. C’est ce que fait l’immunologie, qui analyse par exemple la réaction allergique des poumons à la pollution, ou la cardiologie, spécialisée dans l’étude du cœur et ses composants. Avec l’âge, ces derniers s’usent, et il est nécessaire de détecter et soigner cette dégradation avant qu’elle ne cause des dégâts trop importants. D’autres scientifiques font appel à la chimie et à la science des matériaux pour aider, voire réparer le corps. C’est par exemple le cas de la recherche en dentisterie, qui étudie sans cesse de nouveaux matériaux La Recherche En Faculté de Médecine DEVENIR ÉTUDIANT-CHERCHEUR La Faculté de Médecine vous propose de devenir étudiant-chercheur ! Dès le deuxième bloc de bachelier, et sous réserve d’avoir obtenu une distinction à vos examens de juin, vous pouvez postuler à ce statut unique en son genre. Vous aurez accès aux laboratoires et l’opportunité extraordinaire de participer aux recherches. Cette activité est bien sûr rémunérée, mais elle vous demande en contrepartie un investissement : quatre semaines durant l’été pour commencer, puis tout au long de l’année à raison d’une demi-journée par semaine durant 30 semaines.
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