La Recherche En Faculté de Médecine vétérinaire La médecine vétérinaire progresse, grâce au travail des chercheurs et chercheuses. De nouvelles maladies sont identifiées, de nouvelles solutions diagnostiques, thérapeutiques ou prophylactiques sont développées, pour sans cesse améliorer la santé animale. Si la majorité des vétérinaires européens exercent en tant que cliniciens, 37% d’entre eux travaillent dans d’autres secteurs, notamment les services publics, la recherche scientifique ou l’industrie. Ce pourcentage est en constante augmentation grâce notamment au caractère très polyvalent du diplôme vétérinaire. Ainsi, 23% des vétérinaires européens sont titulaires d’un diplôme de doctorat (PhD) après s’être engagés dans une carrière de recherche scientifique. L’Université de Liège est particulièrement active dans l’effort de recherche en médecine vétérinaire. Tour d'horizon de quelques recherches menées actuellement en Faculté de Médecine vétérinaire. Qu’ils soient sauvages, de compagnie ou d’élevage, les animaux occupent une place importante dans notre société. Leur domestication et la sélection des races ont engendré l’apparition de nouvelles maladies qui doivent être mieux connues pour pouvoir être prévenues ou traitées de façon optimale, mais aussi, dans certains cas, pour éviter leur transmission vers les êtres humains. En Faculté de Médecine vétérinaire, la santé animale s’inscrit dans une optique de santé globale, en collaboration avec les Facultés de Médecine, des Sciences et de Gembloux Agro-Bio Tech. La santé globale intègre à la fois la protection de la nature et des êtres humains. La recherche en médecine vétérinaire s’articule autour de trois secteurs thématiques : la médecine vétérinaire comparée, la santé publique vétérinaire et les productions animales durables. Depuis l’infectiologie jusqu’à la sécurité alimentaire en passant par la recherche clinique ou l’aquaculture, la recherche scientifique vise le bien-être animal et participe à l’amélioration de la prise en charge de maladies développées chez l’être humain. DU DIAGNOSTIC DES MALADIES… Pour lutter efficacement contre les maladies, il faut avant tout les diagnostiquer ! De nombreux chercheurs de la Faculté travaillent activement à améliorer le diagnostic des maladies animales. Cela passe notamment par la détection des agents infectieux, connus ou nouveaux/émergents. Les vétérinaires jouent un rôle crucial en santé publique, à travers la découverte et le traitement de maladies animales potentiellement transmissibles vers l’être humain (grippe aviaire, grippe porcine, etc.). La recherche dans le domaine consiste à identifier les facteurs de transmission, à exercer des activités de surveillance sur les populations animales et à émettre des recommandations sanitaires auprès de professionnels comme les éleveurs, chasseurs et agents forestiers. Plusieurs chercheurs sont notamment chargés de notifier les maladies qui circulent annuellement parmi la faune sauvage (sangliers, oiseaux sauvages, chauve-souris) et d’établir des plans d’action en collaboration avec les acteurs de terrain. Un diagnostic plus précoce est critique pour une prise en charge plus rapide et efficace des patients. A titre d’exemple, des chercheurs de la Faculté travaillent activement au développement de marqueurs précoces et innovants du diagnostic de la fibrose pulmonaire idiopathique du Westie, une maladie pour l’instant diagnostiquée à un stade très avancé. La contribution des chercheurs au diagnostic des mala30
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